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À lire avant d'utiliser ce simulateur. Estimation indicative calculée selon les textes en vigueur au 05/10/2026 (Code civil, Code général des impôts), à partir des seules informations saisies. Elle ne tient pas compte notamment du régime matrimonial (la part de communauté du conjoint est déduite avant toute succession), des donations antérieures de moins de 15 ans, des testaments existants, de l'assurance vie, des dettes, des frais de notaire ni des règles de rapport et de réduction. Elle ne constitue ni un conseil juridique ou fiscal personnalisé, ni un acte. Leganeos est un éditeur d'information et un service de mise en relation : ni notaire, ni avocat, ni conseiller en gestion de patrimoine. Faites valider votre situation par un notaire avant toute décision.
Réponse courte : un beau-enfant non adopté paie 60 % de droits après un abattement de 1 594 €, porté à 15 932 € depuis la loi de finances 2026 s'il a reçu de vous des secours et soins continus (article 788 du CGI). L'adoption simple lui ouvre l'abattement de 100 000 € des enfants, et l'assurance vie alimentée avant 70 ans exonère 152 500 €.

Les 4 voies possibles, et leurs limites
Testament ou donation sans condition. C'est le régime des personnes non parentes : 1 594 € d'abattement puis 60 % (articles 777 et 788 IV du CGI). Sur 100 000 €, plus de 59 000 € partent en droits.
Le nouvel abattement beau-enfant de 15 932 €. Créé par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (article 788 III bis du CGI), il s'applique aux donations et successions entre un beau-parent et l'enfant de son conjoint ou partenaire de Pacs, non adopté, à condition de prouver des secours et soins non interrompus depuis l'union. Le taux reste de 60 %. Détails dans notre article sur la réforme.
L'adoption simple. L'enfant du conjoint adopté en la forme simple est taxé comme un enfant : 100 000 € d'abattement, barème de 5 % à 45 % (article 786 du CGI). Mais il devient héritier réservataire : la part de vos autres enfants diminue mécaniquement. La décision appartient au tribunal judiciaire, l'adopté majeur doit consentir, et il garde ses liens avec sa famille d'origine.
L'assurance vie. Hors succession, elle permet de désigner librement un beau-enfant. Pour les versements avant 70 ans, 152 500 € sont exonérés par bénéficiaire (article 990 I du CGI). Après 70 ans, seules les primes au-delà de 30 500 € sont taxées, au tarif des droits de succession (article 757 B). Attention aux primes manifestement exagérées au regard de vos revenus, que les héritiers réservataires peuvent contester.
Exemple : 100 000 € à transmettre
| Solution | Droits estimés | Il reçoit net |
|---|---|---|
| Testament, sans condition | 59 044 € | 40 956 € |
| Testament, abattement 15 932 € | 50 441 € | 49 559 € |
| Adoption simple | 0 € | 100 000 € |
| Assurance vie, versements avant 70 ans | 0 € | 100 000 € |
Pour un patrimoine plus large, combinez les outils : c'est précisément le rôle du notaire, qui vérifiera aussi que vos propres enfants conservent leur réserve. Pour visualiser la répartition d'ensemble de votre succession, utilisez le simulateur « qui hérite de quoi ».
Les règles présentées sont celles en vigueur au 05/10/2026. Chaque succession dépend du régime matrimonial, des donations et testaments antérieurs, de la composition du patrimoine et de la situation de chacun. Ces contenus et simulateurs ne constituent pas un conseil juridique ou fiscal : seul un notaire peut établir vos droits.
Sources officielles
- CGI, article 788 (abattements, dont III bis créé par la loi n° 2026-103)
- CGI, article 786 (adoption simple)
- CGI, article 990 I (assurance vie avant 70 ans)
- Service-public.fr : droits de succession
Textes vérifiés le 05/10/2026.
Questions fréquentes
Un beau-enfant hérite-t-il de son beau-parent ?
Non. Sans testament, donation, assurance vie ou adoption, l'enfant du conjoint ne reçoit rien de la succession de son beau-parent, quelle que soit la durée de la vie commune.
Quel abattement pour un beau-enfant en 2026 ?
15 932 € depuis la loi de finances pour 2026 (article 788 III bis du CGI), si le beau-parent lui a apporté des secours et soins non interrompus depuis son union avec le parent. À défaut, l'abattement reste de 1 594 €. Dans les deux cas, le taux est de 60 % au-delà.
L'adoption simple d'un beau-enfant supprime-t-elle les droits ?
Elle les aligne sur ceux d'un enfant : 100 000 € d'abattement puis barème progressif, car l'enfant du conjoint fait partie des exceptions de l'article 786 du CGI. Les droits ne disparaissent que si la part reçue reste sous 100 000 €.
L'assurance vie est-elle la meilleure solution pour un beau-enfant ?
Souvent, pour des versements faits avant 70 ans : jusqu'à 152 500 € exonérés par bénéficiaire. Après 70 ans, l'avantage est plus faible pour un beau-enfant car les primes au-delà de 30 500 € sont taxées à 60 % après son abattement personnel.