Le simulateur de droits de succession 2026
Indiquez votre lien avec le défunt et le montant net de votre part d'héritage : le simulateur applique l'abattement et le barème officiels 2026, puis affiche une estimation des droits à payer. Le calcul reprend les abattements et tarifs publiés par service-public.fr (fiche F14198, à jour 2026). Il s'agit d'une estimation indicative : le montant réellement dû dépend de l'ensemble de la succession.
Comment se calculent les droits de succession ?
Le calcul se déroule toujours en deux étapes : on retire d'abord un abattement de votre part, puis on applique un barème progressif sur le reste. Ces deux paramètres — l'abattement et le barème — dépendent uniquement de votre lien de parenté avec la personne décédée.
- Étape 1 — l'actif net taxable : on additionne les biens du défunt (immobilier, comptes, placements) et on déduit ses dettes. La résidence principale bénéficie, sous condition, d'un abattement de 20 % de sa valeur. On répartit ensuite l'actif entre les héritiers.
- Étape 2 — l'abattement personnel : chaque héritier retire de sa part un abattement propre à son lien de parenté (100 000 € pour un enfant, par exemple). Les donations reçues du défunt dans les 15 ans précédents réduisent cet abattement.
- Étape 3 — le barème : sur la part qui dépasse l'abattement, on applique le tarif correspondant au lien de parenté (progressif en ligne directe, à taux fixe pour les neveux et les tiers).
Les « droits de succession » sont l'impôt versé au Trésor public. Ils sont distincts des « frais de notaire » (émoluments et débours liés au règlement de la succession), que ce simulateur ne calcule pas.
Les abattements 2026 selon le lien de parenté
L'abattement est la somme qui échappe totalement à l'impôt avant l'application du barème. Plus le lien de parenté est proche, plus il est élevé. Voici les montants en vigueur en 2026.
| Lien avec le défunt | Abattement 2026 | Référence |
|---|---|---|
| Conjoint ou partenaire de PACS | Exonération totale | Art. 796-0 bis CGI |
| Enfant (par parent) | 100 000 € | Art. 779 CGI |
| Parent / ascendant | 100 000 € | Art. 779 CGI |
| Petit-enfant | 1 594 € | service-public.fr F14198 |
| Frère ou sœur | 15 932 € (ou exonération sous conditions) | Art. 779 CGI |
| Neveu ou nièce | 7 967 € | Art. 779 CGI |
| Personne handicapée (cumulable) | + 159 325 € | Art. 779 II CGI |
| Autre / sans lien de parenté | 1 594 € | Art. 788 IV CGI |
Source : service-public.fr, fiche F14198 (à jour 2026) et Code général des impôts. L'abattement « handicap » se cumule avec celui du lien de parenté.
L'abattement de l'enfant s'applique au décès de chacun de ses deux parents : un enfant peut donc recevoir 100 000 € en franchise de droits de son père, puis 100 000 € de sa mère. Cet abattement se reconstitue tous les 15 ans, ce qui en fait le pivot des stratégies de donation — détaillées dans notre guide donation de son vivant avant 70 ans.
Les barèmes 2026 par catégorie d'héritier
Une fois l'abattement déduit, le tarif appliqué dépend du lien de parenté. En ligne directe (enfants, parents, petits-enfants), le barème est progressif par tranches ; pour les autres héritiers, il devient vite très lourd.
Ligne directe (enfants, parents, petits-enfants)
| Part taxable après abattement | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 8 072 € | 5 % |
| De 8 073 € à 12 109 € | 10 % |
| De 12 110 € à 15 932 € | 15 % |
| De 15 933 € à 552 324 € | 20 % |
| De 552 325 € à 902 838 € | 30 % |
| De 902 839 € à 1 805 677 € | 40 % |
| Plus de 1 805 677 € | 45 % |
Barème 2026 des droits de succession en ligne directe (service-public.fr F14198, article 777 du CGI).
Frères et sœurs, neveux, tiers
| Lien avec le défunt | Barème 2026 (après abattement) |
|---|---|
| Frère ou sœur | 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 % au-delà |
| Neveu / nièce (et parents jusqu'au 4ᵉ degré) | 55 % (taux unique) |
| Au-delà du 4ᵉ degré ou sans lien de parenté | 60 % (taux unique) |
Source : service-public.fr F14198, 2026. Le concubin (union libre) est traité comme un tiers : 60 %.
L'écart est saisissant : sur une part nette de 100 000 €, un enfant paie environ 0 € (l'abattement couvre tout), tandis qu'un neveu paie plus de 50 000 € et un ami non parenté près de 59 000 €. C'est précisément cet écart que les stratégies de transmission cherchent à réduire.
Conjoint et PACS : l'exonération totale
Depuis la loi TEPA de 2007 (article 796-0 bis du CGI), le conjoint survivant et le partenaire de PACS ne paient aucun droit de succession, quel que soit le montant reçu. C'est la principale raison pour laquelle le statut du couple pèse autant sur la fiscalité de la transmission.
Attention à la confusion fréquente : le concubin (couple en union libre, sans mariage ni PACS) n'est pas concerné. Aux yeux du fisc, il est un tiers et serait taxé à 60 % après un abattement de seulement 1 594 €. Pour un couple non marié, un simple PACS peut donc transformer une facture de plusieurs dizaines de milliers d'euros en zéro. C'est typiquement le genre d'arbitrage qu'un conseiller en gestion de patrimoine ou un notaire sécurise avant qu'il ne soit trop tard.
L'assurance vie : un régime fiscal à part
L'assurance vie ne suit pas le barème des droits de succession : elle obéit à ses propres règles, souvent bien plus favorables. Le régime applicable dépend de l'âge auquel les primes ont été versées, et non de l'âge au décès.
| Primes versées | Abattement | Taxation au-delà |
|---|---|---|
| Avant 70 ans (art. 990 I) | 152 500 € par bénéficiaire | 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 % |
| Après 70 ans (art. 757 B) | 30 500 € global (tous bénéficiaires) | Droits de succession selon le lien ; gains exonérés |
Source : impots.gouv.fr et BOFiP, articles 990 I et 757 B du CGI (régime en vigueur 2026).
Concrètement, un parent qui a alimenté son contrat avant 70 ans peut transmettre 152 500 € à chaque bénéficiaire hors droits de succession — y compris à une personne sans lien de parenté, qui échapperait sinon au taux de 60 %. Le conjoint et le partenaire de PACS bénéficiaires sont, eux, toujours exonérés. Nous détaillons les arbitrages dans notre guide succession et assurance vie 2026.
Comment réduire légalement les droits de succession
Plusieurs leviers, tous légaux, permettent d'alléger la note : ils se préparent du vivant, pas au moment du décès. Aucun n'est universel : le bon montage dépend de votre situation familiale et patrimoniale.
- La donation anticipée : utiliser l'abattement de 100 000 € par enfant qui se reconstitue tous les 15 ans (voir la donation avant 70 ans).
- Le démembrement de propriété : transmettre la nue-propriété en conservant l'usufruit réduit fortement la base taxable (voir le démembrement).
- L'assurance vie alimentée avant 70 ans, avec son abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
- L'abattement de 20 % sur la résidence principale occupée par le conjoint ou un enfant.
- Le don familial de sommes d'argent et les dons aux organismes d'intérêt général, exonérés sous conditions.
La plus grosse économie de droits de succession ne vient presque jamais d'un produit financier, mais du temps : les abattements se rechargent tous les 15 ans. Commencer une stratégie de transmission à 60 ans plutôt qu'à 80 peut représenter deux « recharges » d'abattement par enfant — soit 200 000 € transmis en franchise au lieu de 100 000 €.
Questions fréquentes
Comment calculer les droits de succession en 2026 ?
Quel est l'abattement sur la succession pour un enfant en 2026 ?
Le conjoint ou le partenaire de PACS paie-t-il des droits de succession ?
Quels sont les droits de succession entre frères et sœurs, ou pour un neveu ?
Comment l'assurance vie est-elle taxée au décès en 2026 ?
Ce simulateur de droits de succession est-il fiable et remplace-t-il un notaire ?
À retenir
- Le calcul se fait en deux temps : abattement selon le lien de parenté, puis barème sur ce qui dépasse.
- Enfant : 100 000 € d'abattement par parent (art. 779 CGI), barème progressif de 5 % à 45 %.
- Conjoint et PACS : 0 € de droits (exonération totale, loi TEPA 2007). Le concubin, lui, est taxé à 60 %.
- Plus le lien est lointain, plus c'est lourd : 55 % pour un neveu, 60 % sans lien de parenté.
- L'assurance vie a son propre régime : 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans.
- Les leviers de réduction (donation, démembrement, assurance vie) se préparent du vivant, car les abattements se rechargent tous les 15 ans.
Sources publiques
- service-public.fr — « Droits de succession : évaluation de la succession et calcul des droits » (fiche F14198, à jour 2026) : abattements et barèmes par lien de parenté
- economie.gouv.fr — « Droits de succession : que devez-vous payer sur votre part ? »
- impots.gouv.fr — « Comment dois-je calculer les droits de succession ? » et fiche bénéficiaire d'assurance vie
- Code général des impôts — articles 777 (barème), 779 (abattements), 788 IV (abattement par défaut), 796-0 bis (exonération conjoint/PACS, loi TEPA 2007), 990 I et 757 B (assurance vie), via Légifrance et BOFiP-Impôts
Cet article et ce simulateur fournissent une information générale et une estimation indicative. Ils ne remplacent pas l'avis d'un notaire ou d'un avocat fiscaliste, seuls habilités à établir le calcul réel des droits et à sécuriser une stratégie de transmission. Les montants d'abattement et les barèmes sont susceptibles d'évoluer : vérifiez la date de mise à jour et les sources officielles avant toute décision.